Le havre des mots

Encre en liberté.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 De l’Histoire du Maroc et de son peuple uni. Par Naima Korchi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Amina Benlarbi Grar



Messages : 20
Date d'inscription : 04/10/2016

05102016
MessageDe l’Histoire du Maroc et de son peuple uni. Par Naima Korchi

De l’Histoire du Maroc et de son peuple uni.

Scandale humanitaire : n’oublions pas les séquestrés de Tindouf

Naima Korchi
Juriste Internationale
Ancienne cadre du HCR à Laayoune

Chaque jour nos journaux télévisés commencent avec des images de conflits, certains sont très éloignés et pourtant ils nous sont devenus familiers et si proches de nous, il y a un conflit oublié, un scandale humanitaire sous nos yeux, mais la presse internationale n’en parle quasiment jamais. Et depuis quarante ans, des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes vivent dans un endroit que les humanitaires eux-mêmes appellent « le jardin du diable », tant les conditions de vie y sont infernales. Ces personnes sont les oubliés du fin fond du désert Algérien, dans des camps devenus par la force du temps des camps de réfugiés, près d’une ville appelé Tindouf.

Quarante ans que ces personnes, juste après le départ des espagnols du territoire marocain, se sont retrouvées au cœur d’un conflit, celui dit du « Sahara Occidental ». Sans leur demander leur avis, ils sont devenus des pions aux mains du voisin Algérien qui a trouvé, par un mouvement de séparatisme interposé « le Polisario », une tentative de nuire, sans succès, à la Séculaire Monarchie Marocaine.

Quarante ans que même les organismes des Nations Unies, impliqués et présents sur place n’ont pas réussi à régler ce conflit, ni surtout à octroyer la protection humanitaire garantie par le droit international à ces personnes.

Libertés fondamentales bafouées
Ces personnes arrivées dans cette zone au milieu des années soixante-dix, ont selon la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, ratifiée par l’État hôte à savoir l’Algérie ; des droits fondamentaux comme la liberté de circuler et surtout le droit de retourner dans leur pays d’origine, le Maroc.
Or comme le rapporte les plus sérieux des organismes comme les comités des réfugiés américains « UNSCRI », ces libertés fondamentales leurs sont radicalement interdites et les seules personnes qui arrivent à revenir au Maroc le font par la fuite au péril de leurs vies en passant par la Mauritanie.
Ces camps sont en effet des camps militaires sous stricte surveillance des forces armées des séparatistes et de l’Algérie.
Afin d’être sûr de garder ces populations à l’intérieur des camps, un système tant ingénieux qu’inhumain a été mis en place : la séparation des enfants de leurs parents.
Alors que dans tous les camps de réfugiés du monde, la scolarité est assurée sur place, à Tindouf, les enfants sont enlevés à leurs parents et envoyés dès l’âge de 7 ans à Cuba où ils reçoivent un endoctrinement aux thèses révolutionnaires disparues du globe. Ils sont ensuite utilisés dans les champs de canne à sucre comme le témoignent ceux qui sont revenus de cet enfer.

L’horreur de l’horreur ; l’esclavage des noirs dans les camps
Le pire du pire se trouve au sein même de ces camps, comme l’ont reporté deux journalistes australiens, Violeta Ayala et Dan Fallshaw, dans un excellent documentaire bien nommé STOLEN, qui a gagné de nombreux prix internationaux et qui a révélé une horreur que l’on pensait abolie : l’esclavage des noirs dans les camps, ceux même qui sillonnent le monde pour de soi-disant droits ! Comment accorder un quelconque crédit à des gens qui bafouent les droits les plus élémentaires ?

Interdiction du recensement
Autre scandale, l’interdiction émise par les autorités Algériennes de laisser le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés procéder au recensement des populations. Cette interdiction unique au monde s’explique en majeure partie dans le but de gonfler les chiffres afin d’appuyer la thèse des séparatistes du Polisario dans les tribunes internationales sur l’existence d ‘un soi-disant « peuple sahraoui. »
Ce défaut de recensement a aussi pour conséquence de priver ces personnes de papier d’identité et d ‘en faire des apatrides en violation là aussi du droit international et des conventions pourtant ratifiées par l’Algérie.

Détournement de l’aide humanitaire
La seconde raison majeure à ce défaut de recensement est de pouvoir recevoir un important surplus d’aide humanitaire. L’Algérie a imposé sans aucune justification un chiffre de 165 000 personnes. Ce chiffre a été dénoncé par les ONG et les pays donateurs au point de conduire le bureau européen antifraude, OLAF, à faire une enquête. Suite à cette enquête, la population a été ramenée à 90 000, sur la base d’imageries satellites, l’Algérie refusant toujours toute opération de recensement, comme rappelé dans chaque rapport du Secrétaire Général de l’ONU. Mais à ce chiffre de 90 000 présences humaines, il faut enlever les personnes venues du voisinage attirées par l’assistance humanitaire. OLAF vient enfin en 2015, presque 10 ans après son enquête, de rendre son rapport public, où il démontre ce que les ONG et le Maroc dénoncent depuis des années : le détournement de la plus grande partie de l’aide.

L’activisme Marocain pour régler le conflit contre une position Algérienne statique
Sur le plan politique, là aussi, face à la recherche sincère du Maroc pour en finir avec ce conflit s’oppose un refus immuable des séparatistes sous le commandement d’Alger. En effet dans les années 2000, face à l’impossibilité d’organiser un référendum, due à la nature nomade de la population de cette région, le Secrétaire Général a demandé aux parties du conflit de suggérer une solution qui y mettrait fin.

Le Maroc a alors proposé une solution soutenue par les grands pays comme les USA, et la quasi-totalité de la communauté internationale, à savoir un plan d’autonomie qui accorde une large autonomie dans la gestion des affaires locales. Face à ce dynamisme marocain pour régler ce conflit et mettre fin aux calvaires des populations des camps de Tindouf en Algérie, le mouvement de séparatisme, appuyé par le pays hôte, l’Algérie, ne propose rien d’autre que le sempiternel référendum auquel les instances internationales ne font même plus référence, tant sa tenue est impossible et obsolète.

Face à ce refus, il ne fait donc aucun doute sur la réelle motivation de l’Algérie à abriter et nourrir ce mouvement de séparatisme depuis quarante ans. Seulement l’histoire nous a enseigné que bon nombre de pays, à force de jouer avec le feu, ont fini par s’y brûler.

Mais tôt ou tard, et n’en déplaise à Alger, ce conflit finira par se régler. Plusieurs facteurs vont dans le sens de cet optimisme : au sein même des camps de Tindouf, il y a de plus en plus de dissidence à la direction du Polisario et à Alger, comme le témoignent les vidéos de plus en plus nombreuses de manifestations de protestations qui arrivent à atterrir sur internet. Au sein même des responsables, des voix se font entendre pour demander l’offre généreuse du plan d’autonomie proposée par le Maroc. Le chef du POLISARIO, très malade, sera prochainement remplacé et cela sera l’occasion pour tous ces mouvements de se faire entendre.

Il y a également le désespoir de ces personnes, qui aspirent à une vie meilleure et qui ne supportent plus les conditions de vie des camps ; ceci se confirme à chaque opération d’échange des visites familiales sous l’égide du HCR par leur refus de retourner à Tindouf (opération mise en place en 2004 par le HCR afin de permettre aux familles des deux côtés, au Maroc et dans les camps en Algérie de se revoir pendant 5 jours). Le nombre de ces personnes qui sont ainsi restées au Maroc dépasse plusieurs milliers.

En effet, aucune comparaison n’est possible entre la vie misérable et sans avenir des camps, et la vie dans les provinces du Sud du Maroc, où, en l’espace de 40 ans, le désert a fait place à des villes dotées de tous les équipements des plus modernes, un véritable miracle de développement qui épatent même les plus farouches ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc.

Enfin sur la scène internationale, si en pleine guerre froide ce mouvement séparatiste était soutenu par les républiques révolutionnaires des pays d’Afrique sub saharienne ou de l’Amérique latine, ce n’est plus le cas. La quasi-totalité de ces pays ont retiré leurs reconnaissances à la pseudo « RASD ». Son principal soutient reste donc Alger, mais jusqu’à quand ? Des voix s’élèvent aussi contre les milliards offerts au Polisario au détriment du peuple.

De plus en plus de pays, d’abord en Afrique, voient dans le Maroc un allier de poids, stable et porteur de développement. Pour s’en rendre compte il suffit de voir les scènes de liesse intense des populations de plusieurs pays de l’Afrique sub-saharienne qu’a visité Sa Majesté le Roi du Maroc.

Pour les autres grandes puissances comme l’Europe, ou les USA, le Maroc qui a toujours été un allié politique d’excellence et devenu maintenant l’allié indispensable pour la sécurité de la région du Maghreb. Ces pays ont compris que le Maroc est le seul pays stable et sécurisé de cette région à la porte du Sahel, minée par les menaces terroristes et trafics en tout genre.
De nombreux rapports internationaux ont d ‘ailleurs fait le lien entre le Polisario et certains de ces trafics, puisqu’il y a quelques années, des humanitaires ont été enlevés au sein même des camps.

En conclusion, le Maroc vient de célébrer le 6 novembre les quarante ans de la Marche Verte (marche pacifique de 350 000 personnes venues de tout le pays, qui a eu lieu le 6 novembre 1975 et qui a obligé l’Espagne à signer les accords de Madrid le 14 novembre et à mettre fin à 100 ans de colonisation).


Le Roi du Maroc s’est rendu pour l’occasion à Laayoune où il a reçu un accueil unique, une allégeance généralisée des populations à leur Roi et à leur pays, un référendum des plus éloquents à la communauté internationale qui dit que le Sahara est et restera MAROCAIN et que ses habitants sont Marocains. Telle est leur histoire, tel est leur avenir…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

 Sujets similaires

-
» 7e BCA - Campagne du Maroc
» [Lovérini, Marie-Josée] L'interdite : Davia, une sultane corse au Maroc
» Malika OUFKIR (Maroc)
» histoire de Moulay ISMAIL et de sa capitale Meknes
» [A LIRE] Histoire de la taverne + Tuto d'upload.
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

De l’Histoire du Maroc et de son peuple uni. Par Naima Korchi :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

De l’Histoire du Maroc et de son peuple uni. Par Naima Korchi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le havre des mots  :: BLOGS :: L'Empire des sages-
Sauter vers: